Comment le son est produit sur un piano électrique
Le piano électrique (années 1920) est électro-mécanique : le son naît d'une vibration physique, captée et amplifiée par des capteurs électromagnétiques (comme guitare électrique). Différent du synthétiseur (son 100% électronique). Le mécanisme varie selon modèles, donnant des caractères sonores distincts.
Histoire
D'abord compacts/portables. L'essor du rock (batterie, guitares amplifiées) a imposé l'amplification. Plus petits que pianos acoustiques, mais plus encombrants et fragiles que claviers électroniques. Déclin dans les années 80 face aux synthés/sampleurs. Production limitée aujourd'hui, modèles vintage prisés, sons émulés (Ableton Electric, Spectrasonics Keyscape).
Cordes (piano électrique à cordes)
Mécanisme proche piano acoustique : marteaux feutrés frappent des cordes. Certains suppriment la table d'harmonie (amplification seule), d'autres combinent les deux. Son très traditionnel, électrifié pour amplification facile ou étude au casque. Ex. : Yamaha CP70/80, Kawai EP-308.
Lames (Reeds)
Lames métalliques plates remplacent les cordes. Frappées (Wurlitzer) ou pincées (Hohner Pianet). Son distinct, plus « nasal », attaque rapide. Wurlitzer sur « I Heard It Through The Grapevine » (Marvin Gaye), Pianet sur « Help! » (Beatles). Sensibles au désaccord/casse sous jeu violent.
Dents de fourche (Tines - Rhodes)
Tiges métalliques type diapasons, frappées par marteaux. Son emblématique : « Riders On The Storm » (Doors), Billy Preston sur « Don't Let Me Down »/« Get Back » (Beatles). Relancé en production 2007 (Rhodes Mk8). Icône du son électrique.
Capteurs (Pickups)
Majoritairement électromagnétiques : aimant + bobine cuivre fin. La corde/lame/tine vibre dans le champ magnétique → courant induit dans la bobine = signal électrique. Vibration physique → signal électrique. Moins souvent : piézoélectrique (quartz sous contrainte).
