Test du Panasonic Lumix DMC-LF1

Au fil des ans, j'ai possédé plusieurs compacts numériques comme celui-ci et chacun s'est révélé diablement utile. On le glisse dans la poche. On le sort. On shoote. Et on en profite.
Cependant, ces 2-3 dernières années, ils sont devenus de véritables bêtes de course avec des fiches techniques qui respirent la puissance.
Non seulement ces nouveaux venus peuvent shooter de très gros fichiers, mais certains ont d'énormes plages de zoom et tous filment en Full HD.
Alors, qui a encore besoin d'un reflex ou d'un hybride ?
Ce petit modèle de Panasonic est un bon exemple de puissance de feu avec une certaine finesse.


Caractéristiques du Panasonic Lumix DMC-LF1
L'objectif crie la qualité : un zoom Leica DC Vario-Summicron 7,1x f/2 qui équivaut à un 28-200 mm en format 35 mm. Le seul bémol, c'est qu'on ne peut pas profiter du f/2 sur toute la plage de zoom ; il tombe rapidement à f/5,9. Mais cela permet tout de même de jouer avec la profondeur de champ à f/2.

Cette photo a été prise au grand angle et à f/2. Remarquez la faible profondeur de champ.
Cependant, il serait facile de manquer la caractéristique phare de ce petit fabricant d'images : à côté du grand écran LCD de 7,6 cm à l'arrière, il y a aussi un viseur électronique dissimulé dans le coin supérieur gauche de l'appareil (vu de l'arrière). Cela va faire des heureux !
Le LF1 offre la connectivité Wi-Fi pour connecter l'appareil à un smartphone ou une tablette d'une simple touche et partager une image. On peut aussi utiliser un smartphone ou une tablette comme déclencheur à distance avec visualisation.
Le CMOS capture une taille d'image maximale de 4000 × 3000 pixels, suffisant pour un tirage de 34 × 25 cm.
La vidéo peut être enregistrée en AVCHD ou MP4 à qualité Full HD 1920 × 1080 pixels. On peut prendre des photos pendant l'enregistrement vidéo à taille réduite. En AVCHD, la durée maximale d'enregistrement est de 29 minutes 59 secondes.



La disposition des commandes est très simple :
Le dessus comporte le viseur mentionné plus haut, avec correction dioptrique ; puis la molette de mode avec positions pour l'auto intelligent, PASM, deux modes personnalisés, panorama, modes scène (16 au total) et contrôle créatif avec 11 réglages, dont rétro, vieux jours, high key, low key, etc.

Les panoramas peuvent être shootés latéralement et verticalement, de gauche à droite, droite à gauche, haut ou bas, et assemblés dans l'appareil. Avec la fonction panorama créatif, on peut appliquer des effets de filtre rétro, expressif, high key, low key, etc. L'appareil ne fait pas de panoramas horizontaux avec l'appareil tenu verticalement, contrairement à certains autres... notamment ceux de Sony.
À côté de la molette de mode se trouve le bouton de déclenchement encerclé par le levier de zoom ; l'interrupteur d'alimentation est à l'extrême droite.
Arrière : à l'extrême gauche, le bouton pour basculer entre écran arrière et viseur tourelle ; à côté, le bouton WiFi.
En dessous, le bouton d'enregistrement vidéo, protégé d'un déclenchement accidentel par une tranche de cuir ; adjacents, les boutons Fonction et lecture.
Plus bas, la molette à quatre directions avec positions pour macro, compensation d'exposition, options flash et rafraîchissement/minuteur. Le bouton menu est au centre.
Encore plus bas, un bouton pour les options d'affichage et un pour la corbeille.
Dans l'ensemble, une bonne disposition mais gâchée par tous les textes identifiants trop petits, en blanc cassé et presque illisibles en lumière faible. Pourquoi pas du blanc pur ?

Appuyez sur le bouton Fonction et vous accédez à une aide plutôt originale : un Guide de Composition qui facilite la prise de vue bien composée, en choisissant parmi une gamme d'exemples à l'écran : Règle des tiers décalée, Lignes diagonales, Tunnel, etc. Une grande aide pour ceux qui ont un sens visuel peu développé. Cela n'empêchera pas les têtes ou pieds coupés... mais au moins vos photos seront visuellement équilibrées !
Distorsion
Aucune distorsion visible ni au grand angle ni au téléobjectif.
Démarrage
En deux secondes après le démarrage, on peut shooter la première photo ; les suivantes presque aussi vite qu'on appuie sur le bouton.
Tests ISO du Panasonic Lumix DMC-LF1







Ce n'est qu'à 3200 ISO que le bruit devient apparent. À 6400 ISO, la qualité globale décline tandis que le bruit augmente et d'étranges artefacts apparaissent. Utilisable ? Peut-être.
À 12800 ISO, la photo est inutilisable.

(insert Marina)
Verdict du test Panasonic Lumix DMC-LF1
Qualité : moyenne.
Pourquoi l'acheter : petit, plage de zoom suffisante pour la plupart des usages ; capture RAW.
Pourquoi ne pas l'acheter : écran LCD non orientable.
Un excellent petit appareil pour une photographie facile et de haute qualité. Disponible en argent ou noir.
Spécifications du Panasonic Lumix DMC-LF1
Capteur d'image : 12,1 millions de pixels effectifs.
Mesure : Multi-zone, pondérée centrale, spot.
Objectif : Leica DC Vario-Summicron f/2,0-5,9 / 6,0-42,8 mm (équivalent 28-200 mm en 35 mm).
Modes d'exposition : Auto, Program AE, priorité obturateur et ouverture, manuel.
Taille du capteur : CMOS 15 mm.
Vitesse d'obturation (photos) : 60 à 1/4000 seconde.
Rafale : 10 im/s.
Mémoire : SD/SDHC/SDXC plus 87 Mo mémoire interne.
Tailles d'image (pixels) : Photos : 4000 × 3000 à 640 × 360.
Films : 1920 × 1080, 1280 × 720, 1440 × 1080 et 640 × 480.
Viseur : Écran LCD 7,6 cm (920 000 pixels).
Formats de fichiers : JPEG, RAW, JPEG+RAW, MPO (3D), AVCHD, MPEG4.
Espace couleur : sRGB, Adobe RGB.
Sensibilité ISO : Auto, 80 à 12800 (avec boost).
Interface : USB 2.0, HDMI mini, WiFi.
Alimentation : Batterie lithium-ion rechargeable, entrée DC.
Dimensions : 103 × 62 × 28 mm (L×H×P).
Poids : 192 g (batterie incluse).
Prix : Voir le prix du Panasonic Lumix DMC-LF1 12 MP (Blanc) ou Panasonic Lumix DMC-LF (Noir).
