Test du Lensbaby Velvet 56 : particularités et pour qui ?
Habituellement, lorsqu'on achète un nouvel objectif, on recherche un angle plus large ou une focale plus longue, mais certains objectifs sont conçus pour offrir des effets spéciaux. Le Lensbaby Velvet 56 (disponible sur Amazon ou B&H Photo) fait partie de cette catégorie. Il peut produire des images presque normales, mais excelle surtout dans le flou artistique, les arrière-plans floutés et l'effet bokeh.

Un objectif portrait et bien plus
Les le présentent souvent comme un objectif portrait, mais ses possibilités vont bien au-delà. C'est un 56 mm à mise au point manuelle, proche d'un 50 mm classique, mais avec des caractéristiques uniques.
Sa plage d'ouvertures, de f/1,6 à f/16, offre des rendus variés. À f/1,6, les images sont très douces ; en fermant le diaphragme, la netteté augmente. Les grandes ouvertures permettent d'obtenir ce flou caractéristique et l'effet bokeh recherché.

Encombrement et qualité de fabrication
Reasonnablement compact, sa construction métallique le rend plus lourd que les objectifs équivalents. Mon Nikon 50 mm f/1,8 est bien plus léger. On sent immédiatement la densité du métal, froid au toucher. Il est légèrement plus imposant que le Nikon, mais reste maniable. Son bouchon métallique est un détail appréciable.
Effets picturaux
C'est sa signature : les grandes ouvertures produisent des images aux allures de peintures. Certains affirment pouvoir reproduire cet effet en post-traitement, mais la douceur optique naturelle reste inimitable.

Compatible plein format et APS-C
Conçu pour le plein format, il fonctionne parfaitement sur capteur APS-C, offrant même une distance de mise au point plus courte théorique. Disponible en montures variées (reflex ou hybrides), il s'adapte à la plupart des boîtiers.
Les différentes ouvertures
Chaque ouverture modifie le rendu. En fermant le diaphragme, le viseur s'assombrit (moins de lumière), mais l'exposition finale reste correcte si les réglages sont adaptés.
L'appareil ne reconnaît pas l'objectif : l'ouverture se règle manuellement via la bague. Les métadonnées (EXIF) n'enregistreront pas l'ouverture utilisée. Notez-la si nécessaire.

Mise au point manuelle
La mise au point manuelle inquiète certains, surtout avec l'âge. Elle demande de l'habitude, mais devient intuitive. En macro, la mise au point manuelle donne souvent les meilleurs résultats.
Aux grandes ouvertures, la faible profondeur de champ rend la netteté critique moins déterminante, ce qui facilite paradoxalement la mise au point pour l'effet pictural.

Paysages
Les plans lointains sont délicats : tout peut paraître trop flou. Il faut expérimenter les ouvertures. Fermer le diaphragme augmente la netteté, mais supprime l'effet signature du Velvet.
Honnêtement, je ne l'utiliserais pas pour paysages ou architecture. Il brille en macro. Trop doux pour l'architecture, sauf recherche d'effets spéciaux. Certains obtiennent des rendus tilt-shift (maquette) intéressants en ville.

En architecture, le flou peut surcharger l'image. Mais en insistant, on obtient des résultats créatifs, voire un effet maquette.

Prix
Les 50 mm classiques coûtent 200-300 $. Le Velvet 56 mm se vend vers 500 $. Si les styles cités vous attirent, l'investissement en vaut la peine.
Est-il pour vous ?
Il demande un temps d'adaptation, mais la plupart l'adoptent immédiatement. C'est un formidable outil d'expérimentation qui enrichira votre photographie. Je l'adore, surtout en macro.

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