Test du Panasonic Lumix G Leica DG Vario-Elmar 100-400mm
Dans ce test, je partage mon expérience avec l'objectif Panasonic Lumix G Leica DG Vario-Elmar 100-400mm f/4-6.3 IS. Il est compatible avec les systèmes hybrides Micro 4/3.
Réduction de format
L'hiver dernier, j'ai adopté mon premier nouveau système photo depuis mes débuts sérieux il y a deux décennies. J'ai utilisé Canon toute ma carrière pro, sans être un fanatique de la marque. Simplement : je possédais du matériel Canon, j'en étais content, et changer était trop contraignant.
Objectif Panasonic Lumix G Leica DG Vario-Elmar 100-400mm f/4-6.3
Mais en tant que photographe et guide en milieu sauvage, le poids et l'encombrement sont cruciaux. J'ai souvent dû laisser du matériel à la maison faute de place ou de capacité de portage. J'ai donc cherché un système compact offrant la qualité et la flexibilité nécessaires.
J'ai choisi un Panasonic Lumix GX85, pour tester le Micro 4/3. Sans détour : j'ai été extrêmement impressionné par ce petit boîtier très compact, très léger, et très capable. En quelques mois, il a supplanté mes reflex Canon comme appareil le plus utilisé.
Éclair de soleil sur la toundra de la chaîne Brooks. Panasonic-Leica 100-400, 187mm, f/5.0, 1/250s.
Recherche d'objectifs
Poids et taille restant prioritaires, j'ai cherché des objectifs supplémentaires pour voir si je pouvais me séparer d'une partie de mon kit Canon. Plutôt que d'acheter, j'ai testé via la location. Le premier gros téléobjectif essayé : ce Panasonic-Leica 100-400mm f/4-6.3.
Sur un boîtier Micro 4/3 comme le GX85, le 100-400 mm équivaut à 200-800 mm en plein format – de quoi séduire le photographe animalier en moi.
J'ai passé environ 10 jours avec cet objectif lors d'un voyage en milieu sauvage au Arctic National Wildlife Refuge. Ce test porte sur son fonctionnement et la qualité d'image résultante. J laisse l'analyse technique (aberration chromatique, fidélité colorimétrique, piqué variable) à des mains plus expertes.
Premières impressions
Sorti de boîte, la construction tout métal m'a frappé : robuste, compacte, élégante, bien finie. Bagues de mise au point et de zoom fluides et précises, sans jeu ni grattement. Bague de verrouillage de zoom simple et efficace. Rien à redire.
Je l'ai tout de suite emmené en balade près de chez moi à Fairbanks, Alaska, pour photographier quelques fleurs et tester mise au point et bokeh.
Seule image où l'AF a peiné. Fond sombre et sujet à faible contraste suspectés. 400mm, f/6.3, 1/160s.
Le bokeh d'arrière-plan conserve du détail sur cette image à 400mm, f/7.1, 1/2000s.
La netteté est surprenante même à 400mm (équiv. 800mm), bien que l'AF en basse lumière/faible contraste soit un peu lent et imprécis. L'image du delphinium (fleur violette, ci-dessus) a nécessité plusieurs tentatives, probablement à cause du fond sombre.
Linaigrette. Même à 400mm, le cœur du coton est parfaitement net. 400mm, f/8, 1/2500s.
La combinaison capteur Micro 4/3 (facteur de crop 2x) et ouverture f/6.3 à 400mm étend la profondeur de champ et réduit le bokeh net dont j'ai l'habitude avec mon Canon 500mm f/4. Mais avec un sujet bien détaché du fond, ça s'améliore nettement.
Sur le terrain
Vue vers le nord depuis le front de montagne vers la plaine côtière de l'ANWR. 100mm, f/4.7, 1/2500s.
Le lendemain, j'ai embarqué dans un petit avion de brousse depuis Fairbanks, au-dessus du cercle polaire, vers le nord de la chaîne Brooks et la plaine côtière de l'ANWR.
J'ai été impressionné par la couleur et le détail du contraste avec cet objectif. 137mm, f/8.0, 1/1600s.
En résumé : la météo a été exécrable. D'habitude, l'ANWR est sec (désert arctique), mais pas ce voyage. Mes clients et moi avons passé de longues heures à boire du chocolat chaud au lieu de randonner. Frustrant, mais ça a rendu précieux les rares moments où le temps s'éclaircissait assez pour laisser filtrer des rayons de soleil sur la toundra.
Pendant ces moments, je sortais vite, appareil en main, pour shooter. D'habitude en paysage, j'utilise des grands-angles et courts téléobjectifs. Mais les taches de lumière intéressante qui traversaient les nuages bas étaient petites, et la portée du 100-400mm s'est révélée presque idéale pour ces conditions.
Photo d'oiseaux
J'ai aussi pu photographier quelques pluviers semipalmés partageant notre camp au bord de la rivière.
Pluvier semipalmé sur un banc de gravier de la plaine côtière de l'ANWR. Le détail des plumes est excellent, même à 100%. 250mm, f/11, 1/500s.
Pluvier semipalmé. 400mm, f/9.0, 1/200s (À main levée à 800mm équivalent ! Quelle stabilisation solide.)
J'ai l'habitude de la photo animalière avec un monstrueux 500mm f/4, qui, malgré son volume, offre une qualité d'image incroyable et un bokeh d'arrière-plan magnifique. J'attendais ce Panasonic-Leica comme un second couteau au mieux.
Et pourtant, agréable surprise. La netteté est plus qu'acceptable sur toute la plage. Le problème de bokeh s'atténue (un peu) en s'allongeant au sol pour shooter à hauteur d'œil de l'oiseau, créant une bonne séparation sujet/fond.
Détail de tache de soleil. 400mm f/6.3, 1/250s.
Dans les situations où cette séparation est impossible (forêt, broussailles), la profondeur de champ étendue de cet objectif plus lent sera incontestablement un problème.
La stabilisation de l'objectif et du boîtier a fonctionné de concert, rendant la prise de vue à main levée aisée. Même à 800mm équivalent et vitesses lentes surprenantes, ça tient.
Conclusion
Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer cet objectif à mon Canon 500mm f/4. Je sais que ce n'est pas une comparaison équitable. Le 500mm pèse près de 3,6 kg, le 100-400mm à peine 1 kg. Le 500mm coûte ~9 000 $ (budget université), le Panasonic ~1 800 $.
Météo pourrie : neige sur les montagnes au-dessus de notre camp… en juillet ! Ah, l'Alaska. 180mm, f/9.0, 1/500s.
Mais le fait même que je compare ces deux objectifs aux tailles et prix si différents en dit long sur le Panasonic-Leica 100-400mm, je trouve. Pour ce qu'il est et ce qu'il offre, cet objectif est extraordinaire.
Est-il aussi bon qu'un Canon 500mm f/4 série L ? Absolument pas. Est-il vraiment, vraiment bon ? Oui, et pour le prix et la taille, je ne suis pas sûr qu'on puisse faire mieux.
Je ne suis pas prêt à troquer mon gros verre pour ce petit objectif solide, mais pour les expéditions légères en backcountry, le Panasonic Lumix 100-400mm f/4-6.3 pourrait être un excellent complément à mon kit.
Résumé
Évaluateur : David Shaw
Date d'évaluation :
Produit évalué : Panasonic Lumix G Leica DG Vario-Elmar 100-400mm Lens
Note : 4,5 




