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L'Arithmomètre : La calculatrice mécanique de Leibniz qui a régné 200 ans

L'arithmomètre fut la première calculatrice mécanique commercialement réussie capable des quatre opérations de base (addition, soustraction, multiplication, division). Inventé par Gottfried Wilhelm Leibniz vers 1673 (breveté 1685), il utilisait son mécanisme de tambour à encoches (roue de Leibniz) — un cylindre à neuf dents de longueurs croissantes qui engrène avec une roue de comptage.

Comment ça marchait

  • Entrée : Curseurs ou leviers positionnent chaque chiffre (0–9).
  • Opération : Manivelle fait tourner tambours ; chaque tambour engage roue comptage proportionnellement au chiffre réglé.
  • Accumulateur : Registre de roues chiffrées affiche résultat ; mécanisme retenue propage dizaines automatiquement.
  • Soustraction/Division : Engage train engrenages complément (ou levier inversion) pour soustraire au lieu d'additionner.

Évolution commerciale

  • 1820 : « Arithmomètre » de Thomas de Colmar — première production série (1 500+ unités vers 1870).
  • 1851 : Exposé Grande Exposition Londres — adopté par banques, assurances, observatoires.
  • Fin 1800 : Clones Burkhardt (Allemagne), Layton (UK), TIM (Italie), Madas (Suisse).
  • 1915 : Modèles à moteur électrique (MADAS, Archimedes).
  • Années 1970 : Complètement supplanté par calculatrices électroniques (Sharp, HP, TI).

Héritage

Le principe du tambour à encoches a survécu dans le Curta (portatif, 1948) et premières calculatrices électromécaniques Friden/Monroe. Aujourd'hui, arithmomètres originaux sont pièces de collection prisées (3 000–15 000 €+).

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