Pourquoi la fréquence du canal descendant dépasse celle du canal montant dans les réseaux mobiles
Dans les systèmes cellulaires, le canal descendant (downlink) de la station de base vers le mobile utilise généralement une bande de fréquence plus élevée que le canal montant (uplink). Cette asymétrie — appelée appariement FDD (Frequency Division Duplex) — est dictée par trois facteurs physiques :
1. Asymétrie de couverture
Les stations de base émettent à haute puissance (dizaines de watts) depuis des tours élevées ; les mobiles émettent à faible puissance (≤ 0,25 W) depuis des appareils tenus en main. Les fréquences plus élevées subissent une atténuation plus forte et une moins bonne pénétration des bâtiments. Assigner la bande supérieure au downlink haute puissance assure que le signal plus fort parcourt la plus longue distance, équilibrant la couverture en bord de cellule.
2. Asymétrie de capacité
Le trafic descendant (streaming vidéo, navigation web, mises à jour d'apps) dépasse largement le montant (ACK, requêtes, envois occasionnels). Les fréquences plus hautes offrent une bande passante disponible plus large, permettant des modulations d'ordre supérieur (256-QAM, 1024-QAM) et du massive MIMO, maximisant l'efficacité spectrale là où la demande est la plus forte.
3. Gestion des interférences
Les fréquences plus élevées sont moins sujettes au bruit artificiel (allumage, moteurs, appareils) qui domine les bandes basses. Placer le downlink sensible au bruit à la fréquence supérieure améliore le rapport signal/bruit au récepteur mobile, qui évolue dans un environnement plus bruité que la tour.
Exemples : GSM 900 (uplink 890–915 MHz, downlink 935–960 MHz) ; LTE Bande 3 (uplink 1710–1785 MHz, downlink 1805–1880 MHz). Le schéma persiste dans toutes les bandes FDD 3G, 4G et 5G.
