Backpage : le site d'annonces fermé pour trafic sexuel (2018)
Backpage.com lancé en 2004 comme concurrent gratuit de Craigslist. En 2017, c'était le #2 des sites d'annonces US — et l'épicentre d'une poursuite fédérale.
Chronologie
- 2004 : Fondé par Michael Lacey, Jim Larkin (Village Voice Media).
- 2010–2014 : Signalements NCMEC en hausse ; enquête du Sénat débute.
- Jan 2017 : Rapport sous-commission permanente Sénat : « Backpage a sciemment facilité la traite sexuelle d'enfants ».
- Avr 2018 : FBI/DOJ saisissent le domaine ; inculpation 93 chefs (blanchiment, facilitation prostitution, Travel Act).
- 2023 : Lacey & Larkin condamnés ; Carl Ferrer (PDG) plaide coupable, témoigne.
Pourquoi c'était important
- Première plateforme majeure tenue pénalement responsable de contenu généré par utilisateurs sous amendements FOSTA-SESTA (2018) à CDA §230.
- Précédent : « modération ≠ immunité si participation active à l'illégalité ».
- Bouleversement écosystème annonces : section rencontres Craigslist disparue, vente Verizon Media, nouvelles plateformes à vérification d'identité émergent.
Statut actuel
Domaine redirige vers bannière saisie DOJ. Clones (Bedpage, YesBackpage, etc.) opèrent offshore — mêmes risques.
Backpage est l'affaire emblématique où l'immunité Section 230 a craqué.
