Télécharger films en dial-up : Techniquement possible, pratiquement impossible
Techniquement oui, pratiquement non. Un film 700 Mo à 56 kbps (max théorique) prend :
700 Mo × 8 bits/octet ÷ 56 000 bps = 100 000 secondes ≈ 27,8 heures
Réel : 40–44 kbps débit → 35–40 heures. Avec déconnexions, reprises, bruit ligne : jours.
Pourquoi ça ne vaut pas le coup
- Qualité : Compression lourde obligatoire (DivX/XviD 700Mo, RMVB 400Mo) → blocage, artefacts
- Ligne occupée : Pas d'appels, pas d'autre internet
- Coût : Appels locaux à la minute (si pas forfait) → $$$
- Limites FAI : Timeouts session (4–8h), plafonds mensuels (100–300h)
- Reprise : FTP/HTTP resume aidait mais fragile
Contournements historiques
- Gestionnaires téléchargement (GetRight, FlashGet, DAP) — segmentés, reprise
- Archives splittées (.rar/.001) across sessions
- Hors-ligne : « Sneakernet » — téléchargez au travail/école, rapportez chez vous sur CD-R
- Usenet (groupes binaires) — yEnc, réparation PAR2, mais toujours limité bande passante
Quand le haut débit l'a tué
- ADSL (1998+) : 256k–1,5M — 10–30× plus rapide
- Câble (1996+) : 1–10M — partagé mais abondant
- 2004 : Dial-up <50% US ; 2010 : <5%
Aujourd'hui : Film 4K = 20–50 Go. À 56k : **3–7 mois**. Le dial-up est obsolète pour tout téléchargement média.
