Test terrain : LaCie DJI Copilot BOSS, le disque dur nomade qui sauve vos photos sans ordinateur
Le LaCie DJI Copilot BOSS est un disque dur portable avec batterie intégrée et interfaces multiples : lecteur SD, USB-C, USB-A, câble dédié pour smartphone/tablette. Une application (iOS/Android) permet de gérer les fichiers stockés.
Objectif : simplicité, autonomie prolongée, plus besoin d'emporter un ordinateur fragile en expédition. Sauvegarde sur le terrain, sans compromis.

Pour qui ?
Commercialisé par DJI (drones), il convient à tout photographe. Revêtement renforcé pour l'itinérance, interfaces agnostiques : carte SD (micro-SD via adaptateur fourni) ou USB. Simple, sans fonctionnalités superflues qui alourdissent la facture.
Caractéristiques clés

- Capacité : 2 To
- Dimensions : 136 × 111 × 36 mm
- Poids : 530 g
- Compatibilité : Windows 10+, macOS 10.10+ via USB-C 3.1, Thunderbolt 3, USB 2/3
- Mobile : iOS 10.3+, Android 4.4+ via câbles Lightning, micro-USB, USB-C fournis
- Chargeur secteur multi-prises + adaptateur micro-USB inclus
- Référence : 2 To ≈ 31 cartes 64 Go ≈ 70 000 images 20 Mpx (≈ 28 Mo/chacune) + heures de 4K. Variable selon réglages.
- Prix public : 349 $ US

Charge via adaptateur secteur (3 h pour 0-100 %) ou USB-C (uniquement sur ordinateur/batterie externe, 12 h). Un chargeur mural ne fonctionne pas sur l'USB-C.
Fonctionnement
Un seul bouton. Appui court : statut (batterie, espace restant). Appui long (3 s) : allumage.

Insérez carte SD, clé USB, câble téléphone/appareil/drone. L'écran demande « Copy ? » — appui court = oui, appui long = non. Simple.


Scan, puis copie avec barre de progression, niveau batterie, nombre de fichiers copiés/total, pourcentage, débit (Mo/s).

Fonctions appréciables
- File d'attente : branchez carte SD et clé USB pour sauvegarde enchaînée sans surveillance.
- Confirmation explicite « Done » à la fin, jusqu'à validation. Fini l'incertitude : copie réussie ou erreur signalée avant de passer à la carte suivante.
- Anneau lumineux autour de l'écran : pourcentage d'espace utilisé.
- Annulation possible à tout moment (appui long 3 s + confirmation).

L'application CoPilot
Disponible iOS/Android. Captures depuis iPad ici. Trois câbles fournis (Lightning, micro-USB, USB-C) qui s'enroulent autour de l'appareil : détail malin.

Après configuration initiale (instructions incluses), navigation aisée dans les fichiers du Copilot, mais aussi des cartes SD/USB connectées — votre téléphone devient lecteur de cartes.

À gauche : périphériques (Copilot en premier, puis votre appareil, puis ports du Copilot). Dossier principal « Backups » avec sous-dossiers par session : date, heure de début, identifiant unique.

Utilisation de l'app
Navigation dans l'arborescence classique de la carte (selon fabricant) jusqu'aux images. Grille d'aperçus, plein écran possible.


Formats RAW/JPEG majeurs, PDF, etc. Zoom 100 % sur image unique (pas d'indicateur de zoom).


Actions : Déplacer, Copier (vers autre emplacement Copilot, USB, SD), Renommer. EXIF complet mais présentation perfectible (ex: « 0.00200o seconds » pour 1/500 s).


Partage natif vers apps tierces (Lightroom, Photoshop Express, Dropbox, etc.) — fichiers RAW (.CR2 Canon par ex.), pas des JPEG.


Génération des aperçus
Petit agacement : aperçus créés chronologiquement. 800+ images dans un dossier = attente avant d'accéder aux dernières (en bas). Pas bloquant, mais à noter pour les gros volumes.

App otherwise légère : renommer/supprimer dossiers. Manque le glisser-déposer vers dossier local, et le marquage (étoiles, picks) style Lightroom.
Sur le terrain
Au début, j'essayais d'insérer la carte sans allumer — il faut patienter le démarrage. Ensuite, fluidité exemplaire. Sauvegarde téléphone comprise (pas backup système complet). Drone via câble ou micro-SD (préféré).
Un peu lourd et volumineux (caoutchouc renforcé), mais inspire confiance. Pas d'écran tactile fragile.

Points perfectibles
- Cache ports non attaché : facile à perdre. Pratique : fente pour laisser carte SD/micro-SD insérée cache fermé. Mais en USB, le cache flotte.
- Charge uniquement via adaptateur secteur fourni : en tournée 2-3 semaines, impossible de compter sur l'USB-C (ne charge pas sur secteur mural, et 12 h vs 3 h). Un chargeur de plus à emporter. Autonomie à tester : 40 Go ≈ 6-8 % batterie → ~12-14 cartes 32 Go par charge.

Gestion des sauvegardes
Pas de sauvegarde incrémentale native. Solution : via l'app, supprimez l'ancienne sauvegarde redondante. Ex: 400 photos sauvées, puis 600 de plus sur même carte → 2e sauvegarde = 1000 photos. Supprimez la 1re (400) via l'app. Lightroom ignore les doublons à l'import de toute façon.
Salissures
Le revêtement caoutchouté attire poussière et peluches. Posé dans un bac à plantes pour la photo d'intro, il est ressorti sale. Costaud, mais pas immaculé longtemps.


Récupération des fichiers
Branché en USB-C (≈ 5 Gbps), Lightroom importe direct, gère les doublons. Arborescence par date de prise de vue = retrouver facilement une journée précise. Fonctionne aussi comme lecteur de cartes une fois connecté.

Verdict : ça vaut le coup ?
349 $ : investissement conséquent. Pour un voyageur occasionnel, peut-être pas. Mais si vous traînez un portable juste pour backup, le Copilot s'amortit vite.
Perso : en leading photo tours, je charge déjà pour le groupe. J'achèterai le Copilot BOSS avant mon prochain voyage à l'étranger pour alléger ma charge tout en sécurisant mes images.
