Caméra haute vitesse : mythes et réalités
Une caméra haute vitesse filme à cadence élevée (>> 24 img/s) pour restituer le mouvement en ralenti. Jadis par « surcranking » (film), aujourd'hui par capteurs CMOS rapides.
Historique
- Années 60 : film seul support.
- 1970 : Video Logic « Instar » → 240 img/s.
- Décennies suivantes : Kodak, Photron, Redlake, Vision Research (Phantom) poussent les limites (millions d'img/s pour la recherche).
Principe
Vidéo normale = 24/25/30 img/s. Plus on monte (120, 240, 1000, 10 000 img/s), plus le ralenti est extrême. En photo : fige l'invisible (éclatement ballon, goutte d'eau, impact balle).
Applications
- Science : biomécanique, fluides, matériaux.
- Militaire : balistique, essais missiles.
- Sport : analyse geste, arbitrage vidéo.
- Art / Pub : esthétique du ralenti (goutte lait, éclat verre).
Mythes testés (MythBusters, Discovery)
- Mythe : une plaque de cristal ou film plastique déforme l'image au ralenti. Réalité : effet négligeable.
- Mythe : impossible de filmer une voiture rapide ou un oiseau en vol. Réalité : capturé sans problème (faucon à 64 km/h).
La haute vitesse n'est pas magique — elle révèle ce que l'œil ne voit pas, sans distorsion optique parasite.
