Que se passe-t-il si on agrandit le sténopé ? (Physique de la chambre à sténopé)
Agrandir l'ouverture d'un sténopé est une dégradation contrôlée — on échange résolution contre vitesse et ambiance. Voici le détail quantitatif.
Effets directs
| Paramètre | Variation | Résultat visuel |
|---|---|---|
| Flux lumineux | ∝ d² | 4× plus lumineux par 2× diamètre. Pose passe de minutes à secondes. |
| Cercle de flou géométrique | = d | Source ponctuelle devient disque de diamètre d. Netteté ∝ 1/d. |
| Flou de diffraction (Airy) | ∝ 1/d | S'*améliore* avec trou plus grand, mais flou géométrique domine au-delà de d_opt. |
| Flou total (RMS) | √(d²/12 + (1,22λf/d)²) | Minimum à d_opt ≈ 1,9√(fλ). Plus grand = pire. |
| Profondeur de champ | Effectivement ∞ à d_opt ; rétrécit si d ↑ | Grand trou agit comme objectif à faible f : points proche/loin floutés différemment. |
| Temps de pose | ↓ ∝ 1/d² | Prise de vue main levée possible ; réciprocité moins pertinente. |
Territoire artistique "Plaque de zone"
Si vous percez plusieurs trous ou une plaque de zone (anneaux concentriques), vous obtenez une mise au point sans objectif — images net-ish avec halos sauvages. Ce n'est plus un sténopé, mais un optique diffractif.
Quand aller grand
- Sujets mobiles (gens, feuillage au vent) — besoin ≤ 1 s de pose.
- Basse lumière (forêt, intérieur) — sensibilité film limitée.
- Esthétique rêve/impressionniste — lueur douce, halation, "lumière à la Vermeer".
Quand rester à d_opt
- Architecture, paysage statique, mires de test — résolution maximale.
- Mesure scientifique (positions d'étoiles, figures de diffraction).
Expérience rapide
Fabriquez trois feuillards : 0,2 mm, 0,35 mm, 0,6 mm. Photographiez la même scène, même film. Scannez et comparez MTF. Vous *verrez* les courbes du manuel dans vos propres négatifs.
La photo sténopé est le seul genre où vous fabriquez l'objectif. Appropriez-vous la variable.
