Protéger vos conversations téléphoniques de l'écoute clandestine : mesures pratiques
Garantie absolue impossible, mais vous pouvez relever la barre drastiquement.
1. Utilisez apps chiffrement bout-en-bout (E2EE)
- Signal (standard or, open-source, sealed sender).
- WhatsApp (protocole Signal, mais métadonnées à Meta).
- Threema (Suisse, pas de numéro téléphone requis).
- Wire (business-friendly, audité).
Les deux parties doivent utiliser même app ; appels opérateur classiques (SS7) sont interceptables.
2. Renforcez l'appareil
- Mode verrouillage (Lockdown Mode) (iOS 16+) / Protection renforcée (Android 13+) – réduit surface attaque.
- Désactivez « Autoriser apps à demander accès micro » pour apps inutilisées.
- Révoquez permissions « Appareils à proximité » / « Bluetooth » pour apps qui n'en ont pas besoin.
3. Taire écouteurs permanents
- iOS : Réglages → Siri et Recherche → basculez « Écouter 'Dis Siri' » off.
- Android : Paramètres → Google → Services compte → Recherche, Assistant et Voix → Voice Match → « Ok Google » off.
- Enceintes intelligentes : interrupteur matériel muet quand pas utilisé.
4. Hygiène physique et opérationnelle
- Assumez tout appel non chiffré enregistré.
- Conversations enjeux élevés : rencontre en personne, sac Faraday (bloque RF), ou téléphone sécurisé dédié (Purism Librem 5, PinePhone avec kill-switches modem).
- Téléphone jetable (burner) pour appels sensibles ponctuels (achat cash, sans ID).
5. Niveau réseau
- VPN (WireGuard/Mullvad) cache IP mais pas contenu appel de l'opérateur.
- DNS chiffré (DoH/DoT) empêche sniffing SNI.
Superposez ces défenses ; chacune réduit probabilité succès adversaire.
