Pourquoi un commutateur réseau est un équipement de couche 2
Un commutateur (switch) opère à la couche 2 (Liaison de données) du modèle OSI car ses décisions de commutation reposent exclusivement sur les adresses MAC.
Fonctionnement couche 2
- Réception de trame : Le port d'entrée reçoit une trame Ethernet.
- Apprentissage source : Le switch lit l'adresse MAC source → l'associe au port d'entrée dans la table d'adresses MAC (table CAM).
- Recherche destination : Lit l'adresse MAC destination → consulte la table.
- Décision de transmission :
- Unicast connu → transmet sur le port unique.
- Unicast inconnu / broadcast / multicast → inonde tous les autres ports du VLAN.
- Pas d'inspection couche 3+ : N'analyse pas les en-têtes IP, ports TCP/UDP, ni données applicatives.
Contexte OSI
| Couche | PDU | Équipement | Adressage |
|---|---|---|---|
| 3 Réseau | Paquet | Routeur | Adresse IP |
| 2 Liaison | Trame | Switch, Pont | Adresse MAC |
| 1 Physique | Bit | Hub, Répéteur, Câble | Aucun (signaux) |
Switches couche 2+ / couche 3
- Couche 2+ : Ajoute routage statique, relais DHCP, IGMP snooping — reste principalement L2.
- Switch couche 3 : Ajoute routage IP (SVI, ports routés) — hybride L2/L3. « Switch » désigne le format/débit, pas du L2 pur.
Pourquoi c'est important
- Vitesse : Commutation L2 par ASIC = débit ligne, latence microseconde.
- Transparence : Agnostique au protocole (IP, IPX, AppleTalk, propriétaires).
- Évolutivité : Tables MAC jusqu'à 16k–1M+ entrées ; pas de surcharge protocoles de routage.
Un switch pur sait où sont les appareils (MAC→port), pas qui ils sont (IP→réseau).
