Instruments potentiométriques
L'exploitation de l'électricité pour l'industrie et le foyer est un triomphe de l'ère moderne, et les ingénieurs électriciens qui en démêlent la complexité en méritent le crédit. Parmi leurs outils : le potentiomètre, aujourd'hui obsolète mais autrefois utilisé pour mesurer la tension.
Histoire
L'inventeur allemand Johann Poggendorff conçut le premier potentiomètre en 1843, premier à utiliser un fil glissant pour mesurer la tension. Bobines de cellule externe et galvanomètres améliorés furent ensuite adaptés pour plus de sécurité et précision. Avec l'avènement des instruments à bobine mobile (milieu 20e siècle) puis des voltmètres numériques, les potentiomètres tombèrent en désuétude.
Fonction
Le potentiomètre a deux composants principaux : le fil résistif glissant et le galvanomètre. Au contact, la surtension est canalisée vers une résistance fixe connectée à un cadran. La surtension bouge l'aiguille, lisible selon sa position.
Potentiomètre à courant constant
Le potentiomètre à courant constant prévalut aux 19e-20e siècles. L'opérateur calibre le galvanomètre à zéro, le connecte à une alimentation CC via le fil résistif. Le courant positif alimente une cellule étalon, le négatif active le galvanomètre.
Rhéostat
Variante du potentiomètre basée sur résistance filaire enroulée. Composé de carbone ou plastique conducteur, structure à collier fileté avec trois bornes connectées au galvanomètre. Avantage : mesure la tension à différents points d'une surtension, pas une tension globale unique.
