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L'histoire de BlackBerry : du pionnier au redressement

Au début des années 2000, posséder un BlackBerry était le summum du chic mobile, l'appareil de l'élite affaires et people. Surnommé "CrackBerry" pour son côté addictif (messagerie bidirectionnelle, email mobile, messagerie sécurisée téléphone-à-téléphone). En 2013, les plateformes rivales l'ont dépassé en capacités et performance grand public, forçant l'entreprise à se restructurer.

Les débuts

Research In Motion (RIM), société canadienne devenue BlackBerry, naît en 1984. Deux étudiants en ingénierie, Mike Lazaridis et Douglas Fregin, la créent pour leurs projets en génie électrique. Pas que mobile : en 1988, RIM est le premier développeur de technologie données sans fil en Amérique du Nord. En 1990, le DigiSync Film KeyKode Reader (labos cinéma/post-prod), domaine sans lien avec le mobile.

La messagerie bidirectionnelle (Two-Way Paging)

1988 : RIM se spécialise dans le mobile, développe produits intégrant le sans fil (ex. points de vente). Développe pour le réseau Mobitex. Crée l'infrastructure de l'Inter@ctive Pager (RIM 900) : premier bipeur bidirectionnel mondial (1996). Son clavier clapet préfigure le premier BlackBerry.

L'apogée : appels vocaux et succès BlackBerry

1998 : le RIM 950 affine le profil. FCC autorise la vente US en 1999. Premier portant le nom BlackBerry (850) : email mobile + bipeur. Explosion avec le 5810 (1er avec appels vocaux). 2M abonnés fin 2004. 2007 : 10M abonnés, 1er à la Bourse de Toronto, capitalisation > 67 Md $.

Le redressement

Crise 2008 + critiques BlackBerry Storm et tablette PlayBook → chute brutale. Thorsten Heins succède à Lazaridis/Balsillie (CEO). 2012 : point bas (retard BlackBerry 10, licenciements, action à 6,10 $). Tentative de rachat 2013 échoue, John Chen nouveau CEO. CA T1 2014 : 966 M$ vs 3,07 Md$ un an avant.

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