Le T-Mobile Sidekick était-il un smartphone ?
Selon les standards actuels, le T-Mobile Sidekick n'était pas un smartphone. Sorti au début des années 2000 (à l'origine sous le nom Danger Hiptop), c'était un feature phone révolutionnaire — une catégorie qui faisait le pont entre les téléphones basiques et les smartphones modernes.
Pourquoi il paraissait « intelligent » à l'époque
- Données toujours actives : Il utilisait un réseau de données propriétaire pour emails instantanés, AIM et navigation web (via un navigateur allégé).
- Clavier AZERTY physique : L'écran pivotant iconique révélait un clavier complet, en faisant une bête de messagerie.
- Synchronisation cloud : Contacts, notes et réglages se synchronisaient sur les serveurs de Danger — révolutionnaire avant iCloud/Google Sync.
- Catalogue d'apps : Il proposait un catalogue de téléchargement pour jeux, sonneries et apps basiques (AOL Instant Messenger, Yahoo! Mail).
Ce qui lui manquait
- OS ouvert : Pas d'apps natives installables par l'utilisateur ; tout tournait sur la plateforme fermée côté serveur de Danger.
- Matériel moderne : Écran basse résolution, pas de caméra (premiers modèles), processeur lent, pas de GPS, pas de Wi-Fi.
- Écran tactile : Navigation uniquement via trackball/molette.
- Écosystème d'apps : Pas de SDK pour développeurs tiers comme iOS/Android.
Le Sidekick était une icône culturelle (surtout chez les ados et célébrités) et une étape cruciale vers l'internet mobile, mais il manquait la puissance de calcul, la plateforme ouverte et la suite de capteurs qui définissent un vrai smartphone. C'était un « terminal cloud » avec clavier, pas un ordinateur de poche.
