Test de la baguette LED Magilight pour light painting
Je suis le travail d'Eric et Kim depuis un certain temps, émerveillé par leur créativité et leur maîtrise technique. Voir des artistes créer de telles œuvres donne envie d'essayer ! Je ne sais pas danser et je n'ai pas accès aux lieux qu'ils fréquentent, mais je voulais quand même tenter l'expérience. C'est alors qu'on m'a proposé de tester un outil à venir : le Magilight de Fotorgear.
Le Magilight est encore disponible sur IndieGoGo pour 199 $ + frais de port au moment de l'écriture de ce test.

Contenu de la boîte
Pour faire simple, le Magilight est une bande d'aluminium avec une poignée. La bande comporte 144 LEDs RGB, et la poignée intègre les batteries et les commandes. La poignée se connecte à la bande via un câble spiralé (inclus et fixé). Après l'avoir chargé (chargeur inclus) et inséré les deux batteries (également incluses) dans la poignée, un simple appui suffit pour allumer le Magilight, puis il faut choisir ce qu'on veut faire.

Vous avez de multiples options : des images à « imprimer » dans les airs, ou simplement créer de jolis motifs autour d'un modèle ou d'un sujet. Par exemple, utiliser le Magilight derrière un modèle comme ci-dessous, ou éclairer un objet.

Premières impressions
J'ai maintenant reçu la petite bête en aluminium brillante, et à la première inspection, elle est très bien fabriquée. Attention toutefois : si vous ne la rangez pas dans son sac avec le tube de protection fourni, et que vous la maltraitez, vous pourriez la plier. Mais avec un minimum de bon sens, c'est facilement évitable !
J'avoue ne pas avoir chargé les batteries tout de suite, trop impatient de voir ce qu'elle pouvait faire. Je les ai mises et j'ai emmené la lumière dans le jardin la nuit pour l'essayer !
J'appelle ça Strange Fruit.
Facilité d'utilisation
J'avoue que si l'appareil était livré avec des instructions, je ne les ai pas lues tout de suite ! Ce sont des téléchargements numériques incluant un guide de démarrage rapide très clair. Mais la navigation dans le menu et la recherche des différents motifs lumineux inclus (je ne suis pas sûr à 100 % de comment les appeler... préréglages ?) est très intuitive. Passer d'un dessin linéaire à l'un des préréglés sur la carte MicroSD fournie est un jeu d'enfant.
Oui, cette chose effrayante est incluse, avec bien d'autres !
Les deux photos ci-dessus sont de ma première nuit avec l'appareil, où je l'ai simplement allumé pour voir ce que je pouvais faire. Depuis, je l'ai utilisé pendant une bonne semaine et s'il faut un petit temps d'adaptation, c'est un excellent outil d'éclairage.
La poignée en aluminium a un filetage 1/4" 20 à sa base, permettant de la fixer sur un support. Elle possède aussi une bague autour de la poignée principale qu'on peut tenir pour faire pivoter l'ensemble et créer ces cercles de lumière si caractéristiques. Ça fonctionne bien, tant qu'on ne s'emballe pas trop et qu'on ne heurte rien en tournant (excuse à mon fils de 8 ans, il n'a pas été impressionné haha !).
Prise en main
Il faut un peu d'essais-erreurs pour comprendre à quelle vitesse bouger la lumière, quels réglages choisir sur l'appareil photo, etc. Mais ça ne prend pas trop de temps pour prendre le coup de main, et il y a beaucoup de tutoriels en ligne (vous pouvez commencer par les bases du light painting ici sur dPS). J'ai été agréablement surpris de réussir une image vraiment amusante en une dizaine de minutes !
Maître 4 m'a demandé de rendre son vélo cool !
Après quatre ou cinq soirées à jouer avec le Magilight, les batteries tenaient encore. Elles se rechargent facilement avec le chargeur fourni, et l'ensemble se range dans la housse en nylon noir matelassée à fermeture éclair.
En cherchant des infos sur cette lumière, je suis tombé sur cette page (rappel : j'ai mentionné Eric et Kim plus haut). Je n'avais aucune idée... (mais ça a parfaitement du sens) et il y a une vidéo d'Eric et Kim utilisant la lumière - génial !
Petits problèmes
Quelques petites choses m'ont gêné. D'abord, j'aurais dû retirer les batteries pour le transport. Je pense que les mouvements dans la housse ont allumé l'appareil, et après quelques heures de trajet, il était à plat. Heureusement, le chargeur fourni se branche sur n'importe quelle source USB !
L'autre souci mineur : la petite carte mémoire aurait besoin d'un petit cache ou volet de protection. J'ai constaté qu'en bougeant d'une certaine façon (je n'arrive pas à identifier laquelle), je pouvais faire sortir la MicroSD de son logement. Elle ne sortait pas complètement, donc pas de perte, mais il fallait la remettre et re-sélectionner toutes les options.
Dernier point : quand il bip, c'est assez fort. Quand j'ai mis les « sons » sur off, je m'attendais à ce qu'ils restent off, mais ils se réactivent ! J'ai entendu dire que ce genre de petits bugs sera corrigé pour le lancement.
Conclusion
En résumé, ce Magilight est un outil vraiment amusant et innovant pour les light painters, la qualité de fabrication est très bonne (même si on verra comment elle tient dans 6 mois) et les fonctionnalités sont excellentes.
Je donne à ce sabre laser en herbe une note brillamment éclairée de 4 sur 5 étoiles. (Si les petits défauts sont corrigés pour le lancement, vous pouvez appeler ça un 5 !) Excellent travail.
Note de la rédaction : Ce produit sera en concurrence avec le populaire mais plus cher PixelStick. Voyons comment il s'en sort !
