Histoire du stéréoscope
Les stéréographies apparaissent peu après la photographie (années 1840). But : vision en relief (3D). À une époque où la photo devient courante, le stéréoscope ajoute deux dimensions à l'expérience. Il décline avec le cinéma (plus réaliste mais sans 3D).
Principes
Le stéréoscope est un viseur manuel pour paires stéréoscopiques (images 3D). Boîtier souvent en bois, deux lentilles, poignée, porte-vue, pièce courbée (métal/cuir) s'appuyant sur le front pour position stable. On insère la vue stéréo, on porte l'appareil aux yeux. Le cerveau fusionne les deux images décalées → perception de profondeur.
Appareils stéréoscopiques
Pour créer les stéréogrammes, il faut deux objectifs espacés comme les yeux (environ 6,5 cm). Le déclenchement expose les deux images sous angles légèrement différents. On place les deux images côte à côte sur un carton. Le cerveau les fusionne en une image 3D.
Popularité
1851 : Grande Exposition de Londres (vitrine de la Révolution industrielle). Stéréoscopes et stéréogrammes documentent l'événement, le rendant accessible aux absents. Cet événement popularise le stéréoscope.
Engouement
Oliver Wendell Holmes (USA) popularise l'idée de bibliothèques d'images racontent une histoire en 3D. Années 1850 : le stéréoscope passe de gadget à "centre multimédia" domestique : projecteur de diapositives 3D avant l'heure.
L'arrivée du View-Master
Fin XIXe - début XXe : usage domestique, scolaire (géographie notamment). Le stéréoscope classique disparaît vers les années 1930. Le View-Master le remplace dès les années 1950 : mise à jour du concept. Images sur disque circulaire (roue) inséré dans l'appareil, défilement par levier. Diapositives couleur 3D : parcs nationaux, contes (Lassie, Disney). Vendus par séries (souvent lots de 3).
