Comment fonctionne un bracelet cheville GPS
Les bracelets cheville GPS sont des dispositifs qui permettent au système correctionnel de surveiller le comportement des délinquants sans exiger d'incarcération à temps plein. Dans de nombreux cas, ils représentent une étape intermédiaire entre la probation et la prison, et peuvent permettre à une personne condamnée d'avoir une vie quasi normale tout en restreignant ses activités. Il existe plusieurs types de traceurs GPS, chacun adapté à un type particulier de délinquant.
Technologie du système de positionnement global (GPS)
Tous les bracelets GPS partagent la même technologie. Chacun contient un récepteur GPS et un dispositif de communication, généralement un modem cellulaire. Le récepteur GPS détecte les signaux du réseau de satellites GPS en orbite, fournissant une localisation précise toutes les minutes environ. La connexion cellulaire transmet ensuite ces données à un centre de surveillance central, donnant au département correctionnel une image en temps réel des mouvements du porteur.
Géorepérage (exclusions géographiques)
Dans la plupart des cas, les bracelets GPS utilisent la technologie de géorepérage pour définir des zones restreintes. Par exemple, le système peut permettre au porteur d'aller où il veut dans un certain rayon autour de son domicile. Le système suit toujours ses mouvements dans ce rayon, mais s'il en sort, une alerte est envoyée. D'autres lieux comme le travail ou l'école peuvent être définis comme destinations acceptables, et les limites peuvent varier jour par jour ou heure par heure. Par exemple, un sujet suivi peut avoir la permission de rendre visite à un membre de sa famille un jour précis, ou de conduire chercher ses enfants à l'école à une heure programmée.
Surveillance active
Dans certains cas, les bracelets GPS peuvent exiger une surveillance active et des exclusions. Par exemple, un délinquant de violence conjugale peut avoir l'interdiction de s'approcher à un certain rayon de sa victime, et des alarmes retentissent s'il approche du domicile ou du lieu de travail de la victime. Dans certains cas, la victime peut porter son propre traceur GPS, et si les deux appareils se rapprochent à une distance prescrite, des alarmes retentissent. Une autre exclusion active concerne les délinquants sexuels, qui peuvent être interdits d'approcher des écoles ou d'autres zones où ils pourraient trouver des victimes.
Sécurité supplémentaire
Dans certains cas, les bracelets GPS peuvent inclure des dispositifs de communication ou de capteurs supplémentaires. Par exemple, une personne condamnée pour une infraction liée à la drogue ou à l'alcool peut recevoir un bracelet qui surveille périodiquement la sueur de sa peau pour déterminer s'il reste sobre. Dans d'autres cas, le traceur GPS peut contenir un système de communication bidirectionnel, permettant aux agents correctionnels d'avertir le porteur s'il approche de la limite de sa zone sûre ou s'aventure dans une zone restreinte. Beaucoup incluent aussi un système de surveillance qui déclenche une alarme si le délinquant retire son bracelet, pour prévenir les tentatives d'évasion.
