Utilisations terroristes potentielles des téléphones portables
Gouvernements et médias analysent l'usage terroriste des mobiles depuis des ans, notamment via un rapport 2008 de la Fédération des Scientifiques Américains (FAS). L'ampleur réelle est débattue, mais l'usage documenté comme bombes ou outil de coordination/propagande/financement est avéré.
Engins explosifs improvisés (IED)
La plupart des mobiles contiennent des batteries lithium-ion-cobalt. En retirant le boîtier protecteur et certains circuits de sécurité, puis en mettant le téléphone en mode « vibreur », la batterie peut devenir explosive (Law Enforcement Technology Magazine). Attentats de Madrid (2004) et Londres (2005) : mobiles utilisés comme IED.
Parade : brouillage radio à distance. Limites : pas d'accès systématique au brouillage ; le brouillage n'affecte pas l'alarme du téléphone, qui peut servir de détonateur programmé.
Coordination
GPS pour localiser cibles, SMS instantanés pour transmettre positions des forces de l'ordre à un groupe. Envoi de cartes/infos via Twitter/SMS. Logiciels de masquage vocal + téléphones jetables = planification discrète, traçage difficile (mais pas impossible).
Propagande
Caméra mobile pour filmer attaques ou vidéos virales anonymement. Jeux vidéo d'endoctrinement diffusés via Internet et mobiles.
Financement (M-payments)
Transferts d'argent mondiaux sans compte bancaire, ni pièce d'identité, ni carte de crédit. Difficile à tracer. Spacewar.com : un simple mobile suffit pour virer vers n'importe quel distributeur, retrait par « carte de valeur » jetable.
Scepticisme
Wired.com cite un officiel peu inquiet sur l'usage de Twitter pour planifier/propagande. WebProNews questionne la réalité de cette menace.
Réponses gouvernementales
Législations en évolution continue. Aux USA, proposition de loi 2010 : pièce d'identité obligatoire pour l'achat de prépayés jetables.
