Limites du VoIP : 5 inconvénients critiques à connaître avant de basculer
1. Dépendance qualité d'appel
Le VoIP repose sur internet à commutation de paquets. Jitter, latence >150 ms, ou perte paquets >1 % causent audio robotique, échos, coupures. Nécessite large bande stable (min 100 kbps par appel simultané) et routeur QoS.
2. Vulnérabilité pannes électricité/internet
Lignes fixes traditionnelles (POTS) tirent 48V du central — fonctionnent pendant coupures. Appareils VoIP (ATA, téléphones IP, modems) nécessitent alimentation locale. Solution : onduleur pour modem/routeur/ATA (coût ajouté, autonomie limitée).
3. Précision localisation 911/urgence
- Ligne fixe : ANI/ALI automatique lie numéro à adresse physique.
- VoIP : Nomade — utilisateur peut brancher n'importe où. Enregistrement E911 requis mais souvent obsolète. Softphones mobiles peuvent router vers mauvais PSAP.
4. Exposition sécurité
Signalisation SIP et médias RTP traversent internet public. Risques : écoute (RTP non chiffré), fraude péage (identifiants volés), scan SIP, DDoS. Mitigation : TLS/SRTP, mots de passe forts, fail2ban, SBC.
5. Problèmes compatibilité fax/modem
- Appareils analogiques (fax, panneaux alarme, terminaux CB) échouent souvent sur VoIP à cause compression codec (G.729) et absence support T.38.
- Anciens PBX/systèmes à touches peuvent nécessiter cartes passerelle.
Check-list de mitigation
- VLAN dédié + QoS pour trafic voix.
- Onduleur (minimum 2h) pour tout équipement réseau.
- Enregistrer et mettre à jour adresse E911 par appareil.
- Activer TLS/SRTP ; utiliser fournisseur SIP avec surveillance fraude.
- Tester lignes fax/alarme ; garder une ligne POTS si critique.
