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Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

La fin de mon premier Canon EF 50mm f/1.8 II a été malheureuse.

D'abord, je l'ai fait tomber – ça arrive.

Récupérable, je le savais.

Puis, maladroitement, j'ai marché dessus.

Et pour achever le tout, les débris ont roulé en bas d'une pente. Quand je l'ai récupéré : rayures, verre brisé. C'était mon premier, j'étais effondré.

Après un deuil approprié, j'ai fait ce que tout photographe ferait : j'ai acheté plus neuf, plus brillant.

Je suis passé au Canon EF 24-105mm f/4L IS USM. Zoomer dans les coins reculés, profiter de la polyvalence d'un transstandard de référence. Malgré quelques chocs, c'est resté mon objectif de prédilection.

Récemment, j'ai racheté un Canon EF 50mm f/1.8 II. Comme l'ancien, mais intact. J'ai voulu voir ce que donne un retour à une focale fixe après avoir tant compté sur la polyvalence du 24-105mm f/4L. Voici mon bilan d'une semaine avec le « nifty fifty » et pourquoi une pause de son objectif fétiche peut être salvatrice.

Soudain plus léger

Première différence en enclenchant le 50mm f/1.8 II : le poids, ou plutôt son absence. Le 24-105mm f/4L IS USM est une brique comparé au « plastique fantastique » (surnom du 50mm f/1.8 II). Avec le 50mm, beaucoup moins de douleurs cervicales, donc sessions photo plus longues sans antidouleurs.

L'allègement a un autre atout : sans gros objectif qui balance, je bouge plus librement. Je peux m'accroupir, sauter…

Bon, je ne suis pas si sportif.

Mais cette mobilité m'a permis de cadrer plus aisément.

Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

Objectif léger = je peux glisser l'appareil sous ce parapluie pour la photo

Ralentir le tempo

Les différences techniques entre le 24-105mm f/4L IS USM et le 50mm f/1.8 II demandent adaptation – le zoom surtout. Au lieu de « zoomer » pour approcher, je dois me repositionner physiquement. Je marche déjà pour chercher mes sujets. Mais avec le 50mm, il faut être un peu plus actif pour obtenir l'image voulue.

Rester sur le 50mm m'a fait réfléchir aux composantes physiques et mentales d'une photo réussie. Ça m'a forcé à ralentir, à apprécier la mécanique de la photo et la tactilité de la création d'image.

Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

Beaucoup de lumière

La plus grande différence est dans le nom : l'ouverture. Le 24-105mm f/4L ouvre à f/4 max. Le 50mm f/1.8 II ouvre à f/1.8.

Concrètement : le 50mm laisse passer BEAUCOUP plus de lumière. Crucial en basse lumière. Exemple : de nuit, le 24-105mm impose pose lente ou ISO élevés pour la même expo que le 50mm à pose plus courte et ISO bas. Le 50mm donne une bien meilleure qualité d'image en faible lumière.

Photographier dans le noir devient moins angoissant. Avec le 50mm f/1.8 II, j'ai pu expérimenter à différentes heures sans craindre la lumière dispo. Bien sûr, ça entre dans le calcul d'expo, mais je me souciais beaucoup moins du bruit qu'avec le 24-105mm dans les mêmes conditions.

Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

L'ouverture f/1.8 du 50mm m'a permis ce cliché avec moins de bruit et une pose plus rapide

Tubes d'extension

Autre atout de la grande ouverture du 50mm f/1.8 II : sa polyvalence avec des tubes d'extension. Ceux-ci écartent l'objectif du plan focal, réduisant la distance de mise au point minimale → on peut approcher davantage tout en gardant le focus. Macro sans objectif dédié coûteux.

Mais les tubes d'extension mangent de la lumière. Chaque tube ajouté réduit la lumière atteignant le capteur. Difficile sans trépied et sujet parfaitement immobile. Un objectif lumineux comme le 50mm f/1.8 II est idéal ici. Même par temps très couvert, j'ai obtenu des macros nettes à vitesse correcte. Je pouvais shooter à main levée là où le 24-105mm aurait exigé un trépied.

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Bokeh

Un aspect du 50mm f/1.8 II que je voulais explorer : son bokeh. Mot japonais signifiant « flou », le bokeh qualifie la qualité des zones hors focus. Souvent utilisé pour décrire comment les points lumineux hors focus deviennent des disques de lumière.

Tous les objectifs font du bokeh, mais les zooms lissent l'arrière-plan alors que les fixes dessinent des disques plus nets. Et le bokeh demande l'ouverture la plus grande possible. Le f/1.8 max du 50mm est parfait pour ça.

Chercher des occasions de bokeh m'a fait réévaluer mon environnement. J'ai dû développer l'œil pour repérer les points lumineux à transformer en globes colorés. Mais avec la facilité d'un petit objectif, le « nifty fifty » a produit des résultats fascinants sans effort.

Retour aux sources – Ma semaine avec le Canon EF 50mm f/1.8 II

Test bokeh par nuit pluvieuse en ville

Conclusion

D'autres comparaisons entre 50mm f/1.8 II et 24-105mm f/4L IS USM sont possibles. Une semaine, c'est court pour s'habituer à un nouvel outil, mais ce défi « une semaine, une focale fixe » fut bien moins dur que prévu.

En fait, c'était plutôt fun !

Jusqu'ici, j'étais team « un boîtier, un objectif ».

Mais jouer avec le 50mm f/1.8 II m'a fait repenser mon kit. Avec son poids plume, sa maniabilité, son bokeh captivant et ses perfs en basse lumière, je pense l'ajouter au sac. Au cas où.

Sans marcher dessus cette fois.

Et vous, utilisez-vous le nifty fifty ? Vos impressions ?

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