Abus du GPS : conduite, brouillage, évasion, traçage
Le système de positionnement global continue de porter son nom avec des satellites orbitant deux fois par jour, envoyant des signaux affectant vies privées, professionnelles et gouvernementales — et le GPS ne ralentit pas. Le gouvernement américain poursuit un plan de modernisation (nouveaux satellites, nouveaux signaux) et, à mesure que le GPS s'intègre aux routines quotidiennes, le potentiel d'abus grandit.
Conduite
Un abus du GPS — surtout avec les mobiles GPS — est d'utiliser le GPS de son téléphone/tablette en conduisant. Exemple : une cour d'appel californienne a statué en avril 2013 que conduire en naviguant sur son téléphone est illégal même sans être en communication. En Californie, tel usage constitue un abus. Pour éviter d'abuser de votre GPS mobile, vérifiez les lois de votre État sur GPS et usage du téléphone.
Brouillage
Autre abus : interférer avec le signal satellites GPS → appareils GPS. C'est le « brouillage » (jamming), rendant le GPS inopérant. Les autorités fédérales comptent cela comme abus GPS. Malgré cela, selon la FCC, de nombreux dispositifs illégaux « brouilleurs GPS » sont sur le marché. Si pris en flagrant, le gouvernement peut vous infliger des dizaines de milliers de dollars d'amende et de la prison.
Évasion
Certains criminels (ex: abus sexuels) abusent du GPS en retirant leur bracelet de surveillance GPS. Après prison, certains sont libérés sous condition de surveillance par bracelet cheville traçant leurs mouvements. S'ils tentent de le retirer, cela alerte les autorités et le criminel, s'il est repris, est à nouveau puni. La peine varie selon les États.
Traçage
Triste réalité : au moins un incident aux USA d'abus GPS pour violence conjugale, un homme plaçant un traceur sous la voiture d'une femme pour la suivre et la battre. De plus, le gouvernement américain a été critiqué pour utiliser des GPS pareillement pour suivre des suspects — sans mandat. La présidence a pris position en mars 2013 : le gouvernement n'aurait pas besoin de mandat pour placer un GPS sous une voiture pour stopper le crime (trafic drogue). Critiques : le traçage sans mandat abuse de l'autorité et viole le 4e amendement (protection contre perquisitions déraisonnables).
