Les débuts du téléphone au XIXe siècle
Alexander Graham Bell a inventé le téléphone, tenant la première conversation téléphonique de l'histoire avec Thomas Watson, son collègue, le 10 mars 1876. Lors de ce premier appel, Bell a dit : « Venez ici, M. Watson. Je veux vous voir », selon le Musée de la Téléphonie. Environ 1,4 million de téléphones étaient en service à la fin du siècle.
Bell Telephone Company
La commercialisation fut rapide. Gardiner Hubbard, qui avait financé les recherches de Bell, fonda la Bell Telephone Company en juillet 1877. La compagnie portait le nom de l'inventeur, mais Bell n'en gérait pas la direction. Watson supervisait la fabrication des premiers téléphones. À mi-1878, Bell avait 10 000 téléphones en service.
Western Union
Western Union, la compagnie de télégraphe, créa l'American Speaking Telephone Company en décembre 1877, premier concurrent de Bell. L'inventeur Thomas Edison développa un transmetteur à bouton de carbone pour leurs téléphones. Bell porta plainte contre Western Union en septembre 1878 pour violation de brevets. Bell gagna et conclut un accord : Western Union abandonnait sa compagnie en échange de 20 % des revenus de location de Bell sur 17 ans (selon le Musée de la Téléphonie). Bell renomma sa compagnie American Bell Telephone Company.
Commutateurs et téléphones automatiques
Au début, les téléphones étaient connectés via un central unique, selon le Musée de la Téléphonie. Les lignes étaient gérées par des commutateurs manuels opérés par des adolescents, puis remplacés par une main-d'œuvre majoritairement féminine d'opératrices. Almon Strowger inventa le premier téléphone automatique en 1891, permettant de composer un numéro par boutons poussoirs pour une connexion directe, contournant les opératrices.
L'essor des indépendants
Les brevets de la Bell Company sur la technologie téléphonique expirèrent en 1893 et 1894, ouvrant le marché aux nouvelles entreprises. Selon le Musée de la Téléphonie, des centaines de petites compagnies téléphoniques furent fondées juste après l'expiration des brevets, surtout dans les zones peu peuplées ignorées par Bell. À la fin du siècle, Bell avait 800 000 téléphones en service et les indépendants combinés en avaient 600 000 en fonctionnement.
