Test du zoom Tamron 18-400mm F/3.5-6.3 DI-II VC HLD
Tamron se spécialise dans les super-zooms depuis quelques années. Vous connaissez peut-être leurs 16-300mm, 18-270mm ou 150-600mm. Leur dernier super-zoom pousse encore plus loin : le Tamron 18-400mm. J'ai eu l'occasion de le tester quelques semaines, voici pour qui il est fait, le bon, le moins bon, et mon verdict.

À propos de ce test
Vous le savez (vous lisez TOUS mes articles pour dPS, non ? Non ?!) : mes tests sont « terrain ». Pas de labo, pas de gadgets techniques pour mesurer la netteté. Je prends l'objectif en main et je shoote. Cet objectif est resté dans mon sac favori pendant quasi tout août.
Objectif : voir comment il tient en conditions réelles. Je l'ai utilisé pour photographier des chevaux Lipizzan en dressage et à l'hippodrome. Puis pour une mission sur de vieilles granges, et enfin pour du macro floral.

But : faire des images à la plupart des focales avec diverses ouvertures, mais j'ai pu en rater quelques-unes car j'étais vraiment en train de shooter. Je shoote à la focale, vitesse, ISO et ouverture que chaque situation dicte. Désolée d'avance si j'ai omis quelque chose d'important pour vous. Dites-le en commentaires, je fouillerai dans mes notes et archives.
Spécifications de l'objectif
Cet objectif est pour Nikon et Canon APS-C (capteur crop) uniquement. Testé sur Canon 7D Mark II.
Le Tamron 18-400mm est à ouverture variable : à 18mm, ouverture max f/3.5 ; à 400mm, ouverture max f/6.3. Ouverture minimale f/22 à toutes les focales.

Moteur AF HLD rapide et silencieux pour un objectif grand public à ce prix. Stabilisation VC standard Tamron, permettant des photos plus nettes en main levée aux longues focales. Construction « résistante à l'humidité » selon Tamron – je n'ai pas eu à tester cette fonction, tant mieux.
Distance minimale de mise au point – cruciale pour le macro – : 45 cm (17,7″). Le macro vrai est au ratio 1:1, cet objectif fait 1:2,9, mais j'ai été agréablement surprise par mes résultats macro.

Filetage frontal 72mm pour filtres (polarisant circulaire, etc.). Poids : 710 g (1,56 lb). Dimensions : ~79 x 123,9 mm (3,11″ x 4,88″). Incroyablement compact pour cette plage focale.
Prix à la publication : 649 $ US.
Pour qui est cet objectif ?
L'utilisateur idéal : amateur ou passionné. Si vous êtes photographe amateur qui voyage sans vouloir trimballer plus d'un ou deux objectifs, c'est le choix parfait.
Avec 18-400mm, vous n'aurez peut-être jamais besoin de changer d'objectif, sauf en intérieur sombre où il faut soit flash, soit la grande ouverture f/1.8 d'un 50mm « nifty fifty ».

Idéal aussi pour parent occupé qui veut plus qu'un smartphone pour matchs de foot et spectacles de danse, mais n'a pas de place pour gros matériel. La compacité et la légèreté du Tamron 18-400mm en font un ajout facile au kit standard d'un parent.
Les points forts
La taille est imbattable. À 710 g et < 12,4 cm, c'est une énorme plage focale dans un tout petit paquet. J'ai été bluffée par sa compacité, moi qui shoote d'habitude avec de gros verres qui cassent le cou et les épaules.
Porter cet objectif un après-midi à l'hippodrome n'était même pas fatiguant. Avec cette plage focale dingue, je n'ai même pas emmené de second objectif (ni mon sac !), pour un après-midi vraiment sans souci.


Excellent pour les paysages
C'est un plaisir de repérer un joli paysage du coin de l'œil et de simplement dézoomer à 18mm pour le capturer. Habituellement avec un long télé, il faut changer pour le grand-angle, shooter, puis remettre le télé. En fait, si vous êtes comme moi, vous voyez le paysage, vous dites « oh, joli » et vous partez sans shooter.

Je suis flemmarde de ce côté, c'était la première fois que je photographiais l'hippodrome lui-même. L'objectif s'en sort très bien entre 18-50mm : net et relativement exempt de distorsion. La correction d'objectif Lightroom gère aisément la distorsion résiduelle.
Points de vigilance
On parlait du moins bon ? Au-delà de 200mm, la rotation pour zoomer vers 400mm est un peu délicate. D'abord, la main se « bloque » : anatomiquement, le poignet ne tourne que jusqu'à un certain point avant de devoir repositionner pour continuer.

Ensuite, l'objectif a un « hoquet » : il faut forcer pour passer ce point. J'ai raté quelques photos car la rotation n'était pas fluide et j'ai saccadé l'objectif en zoomant de 200mm à 400mm.

Mollesse sur les bords
Il y a une netteté en baisse (perte de piqué) au long bout, surtout à grande ouverture (ex: 400mm à f/6.3). Si vous recadrez trop en post-traitement ou tirez trop grand, vous verrez la perte de détails fins, absents dès la prise de vue. Sur un petit tirage 13x18 cm ou pour les réseaux sociaux, ce ne sera pas un gros problème pour beaucoup.

Utilisez le collimateur central
L'objectif est plus mou dans les coins, donc la netteté s'améliore en utilisant le collimateur central de votre boîtier. Elle s'améliore aussi en fermant à f/8, f/9 ou plus. Comme l'objectif n'est pas piqué sur toute la plage focale, je ne le recommande pas pour la faune sérieuse ou les très grands tirages. Pour vous, je suggère un zoom plus classique type 100-400mm ou 200-400mm (je m'excuse par avance pour vos épaules).
Si vous shootez majoritairement grand-angle (paysages) et occasionnellement long, cet objectif conviendra quand vous ne voulez pas trimballer tout l'attirail.
Bilan final
Au final, plusieurs choses m'ont beaucoup plu. La compacité et la plage super-zoom en font un outil très pratique. À 649 $, c'est aussi un excellent rapport qualité-prix.
Cependant, la mollesse au long bout peut devenir un vrai problème si on n'y fait pas attention. Pour cela, je note prudemment 3,5/5 étoiles.

J'adorerais avoir vos avis. Avez-vous testé des super-zooms ? Marchent-ils pour votre photo ? Lequel préférez-vous et comment se compare-t-il au Tamron 100-400mm ? Partagez vos pensées avec la communauté dPS en commentaires.
