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Utilisations du GPS sur les navires

Le GPS a révolutionné la navigation maritime lors de son ouverture aux civils en 1994. À bord des navires, il donne au marin un positionnement temps réel, simplifiant la navigation et minimisant les pénalités pour arrivées anticipées ou tardées au port.

Guide pour le quartier-maître

La guidance directionnelle du GPS auto diffère en mer, où la seule limite physique est le rivage. Le quartier-maître (celui qui barre, sous ordres de l'officier de quart) opère hors contraintes de berges, vers une destination à des centaines/milliers de km. Le GPS affiche une ligne directe vers la destination entrée et un affichage « cross-track error » (erreur de route) montrant l'écart par rapport au cap parfait.

Directeur pour « Iron Mike » (pilote auto)

Sur navires sans système de navigation inertiel (gyroscopes), le GPS peut être relié directement à « Iron Mike », le pilote auto. La barre n'est jamais laissée sans surveillance, mais le pilote auto gère le cap sur long trajet, sauf si le radar détecte un navire dans les 12 milles. L'officier de quart peut alors couper le pilote et faire barrer manuellement (« mettre à la main »). Une fois l'autre navire passé sans danger, le pilote auto est réenclenché.

Enregistrement des mouvements du navire

Le GPS à bord, comme en voiture, garde une « trace » (track) des déplacements réels et la transmet à terre pour suivi. Chargeurs, destinataires, armateurs, autorités maritimes l'utilisent pour suivre une cargaison ou — pour la police — un navire saisi par des pirates.

Dispositif d'économie

Pénalités dans contrats de fret pour livraison tardive. Ports : frais si arrivée >30 min en avance ou départ >30 min en retard (espace quai bloqué). Grâce au GPS, les navires notifient l'heure d'arrivée précise au port de destination, minimisant coûts pour armateurs/gestionnaires qui supportent les pertes dues aux retards ou arrivées intempestives.

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